Departure

Walking home, you are gone
Dans la chambre tu as pris tes robes, tes jupes et tes bas
Les tiroirs sont vides,
Le lit se creuse
La couette froide se froisse de ton passage
Un fil brisé s’accroche au cadre de la porte
Nos photos s’effacent
Les couleurs se fanent
Nuit après nuit
Mes draps deviennent linceul
Et moi dans ce tombeau de roi
Je regarde l’heure qui ne change pas
Le temps se recycle
L’immobile se répète
Le silence me pénètre
Épuise mon âme et mon squelette

Sous la lourde couette
Une pensée somnambule déboule
Du haut de l’immuable
Un vestige inestimable d’une chair intouchable
Pénétration primordiale
Je prendrais ton corps à l’horizontal
Corps à corps brutal, sexuel, animal
J’y réécrirais une fable
Une vie nouvelle
Loin de l’étincelle
Qui un jour propulsa
La course des étoiles
Vers sa destination finale

Mue par la colère
Je commettrai l’impensable
L’impardonnable crime
Je cesserai de vivre en moi
Et en un craquement bref
Tout s’embrasera
Tout s’enflammera
Dans une aube tardive
Aux allures farwest
Deux coups de feu simultanés
Me verront m’effondrer
Sans réel affrontement

J’écrouerai le coupable
Dans ma prison de chair
Et l’esprit troubadour
Retournera à la rivière
Y boire l’eau de vie
Ma langue claquera trois fois
( claquements )
mi-sucre mi-amer
et mon bras se soulèvera
sans la rancœur d’avant
La course du temps reprendra
Je regarderai l’heure du coin de l’œil
et je penserai à toi
Who walked away
mi amor
Comme toujours à cette heure
À tes robes, tes jupes et tes bas
Qu’il te faudrait rapiécer, raccommoder
Tout comme nous
Avant une éventuelle rencontre
et je penserai à ce moi
Fucked up et décousu
Qui raconte encore
Cette histoire éclatée

Je serai lu, écouté, apprécié
Mais cette musique s’impose
Cette musique s’impose
Cette musique s’écrit
Et je l’écris
Sur un clavier aseptisé
Avant de m’endormir enfin.

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